MAGNA – ADEME IDF

CONCEVOIR ET DEPLOYER UN VÉHICULE « LOW-TECH »
ACCESSIBLE A TOUS

MAGNA

Magna est le 2e équipementier mondial, c’est une entreprise technologique vouée à la création de nouvelles solutions de mobilité. lls ont développé une forte expertise dans les projets liés à l’autonomie, l’électrification et la construction de véhicules complets.
Leur expertise en matière d’innovation et de fabrication découle d’une bonne compréhension du véhicule. Ainsi Magna propose des solutions modulaires pour chaque système et pièce, ainsi que l’assemblage complet du véhicule. Magna est un chef de file mondial qui aide à définir l’avenir des transports grâce aux avancées technologiques et techniques exceptionnelles.

Le contexte du défi

L’émergence récente du mouvement des « gilets jaunes » a fait ressurgir une problématique sociétale bien connue de l’ADEME et liée à la mobilité dans les territoires franciliens moyennement et peu denses dans lesquels les alternatives à la voiture particulière comme le transport en commun routier ou ferroviaire ou encore le covoiturage n’existent pas ou peu. La voiture individuelle reste le seul moyen de rejoindre le point le plus proche des infrastructures de transport pour minimiser l’empreinte carbone.

Par ailleurs, la population concernée apparait non seulement très sensible à la question de la transition écologique et énergétique mais également très consciente des vertus limitées des alternatives comme la voiture hybride (2 motorisations thermique et électrique)   et/ou électrique (longue distance / poids des batteries)  et/ou hydrogène (implantation de stations), au-delà du prix très élevé, qui, pour le même usage contraint, propriétaire et individuel, qu’en a la population concernée, présente un bilan en termes d’empreinte écologique sur l’ensemble du cycle de vie comparable à celui des véhicules thermiques. Il  nous faut utiliser l’intermodalité des transports pour minimiser le bilan global des  polluants.

Il semble donc particulièrement stratégique et prioritaire pour l’ADEME de réfléchir aux étapes de déploiement d’un véhicule motorisé particulier dit « low-tech[1] » permettant de répondre efficacement et dans un délai court à la problématique à la fois économique, sociale, sécuritaire et écologique qui se fait de plus en plus prégnante. Cette approche égalitaire concerne toutes les populations et vise à comprendre et gérer ou diminuer les sources d’exclusion de la mobilité. On pense par exemple aux cas ou l’aptitude à la conduite pose question (maladie, âge, traitement médicamenteux, handicap perceptif ou moteur).

[1] Une démarche « low-tech » peut être définie comme une approche systémique de l’innovation. Pour plus d’informations : http://www.lafabriqueecologique.fr/notelowtech.

Problème(s) à résoudre

MAGNA en partenariat avec l’ADEME IDF propose donc de réfléchir à la conception, au développement, à la fabrication et au modèle de commercialisation d’un véhicule particulier dit « low-tech » permettant de répondre à une demande de mobilité selon une approche systémique aux enjeux économique, social, sécuritaire et écologique auxquels se heurte aujourd’hui la population française vivant dans ces zones peu et moyennement denses. Cette priorité permettra de prolonger les progrès importants réalisés ces dernières années en termes de sécurité routière et l’effort engagé pour l’accessibilité des personnes à mobilité réduite.

Pour cela, l’entreprise qui souhaitera relever ce défi pourra constituer une « task force » pour produire une proposition innovante de préfiguration :

  • d’un cahier des charges de ce véhicule-type ( brainstornimg, spécifications techniques, étude comparative, plan d’affaires, modèle d’affaires et offres commerciales associés inclus, etc.)
  • de feuille de route opérationnelle de conception, de développement, de prototypage, de fabrication et de mise sur le marché

A l’issue de ce travail, l’entreprise qui décidera de relever le défi sera invitée à :

  • intégrer la Fabrique des Mobilités afin de créer, selon la logique de l’ « open innovation », une communauté d’intérêts autour du commun « Développement de véhicules ‘’low-tech’’ » à partir du réseau d’acteurs fédérés lors du défi et faire mûrir les livrables issus du défi
  • poursuivre les échanges avec la Direction des Investissements d’Avenir de l’ADEME afin de réfléchir au montage d’un projet d’innovation potentiellement éligible au Programme des Investissements d’Avenir

Données d’entrées et matériel

Les deux principales données d’entrée sont :

Un bon exemple emblématique de produit « low-tech » est la machine à laver éco-conçue par la start-up francilienne L’Increvable.

Au-delà de leurs expertises techniques propres sur le sujet du défi, les acteurs de l’écosystème « DRIM in Saclay » sollicités par l’entreprise relevant le défi pourront donc prendre appui sur cette feuille de route et cette note de caractérisation d’une innovation « low-tech » pour produire les livrables attendus.

Néanmoins, pour fixer les idées et afin de structurer la réflexion menée par la « task force » réunie dans le cadre de ce défi, l’ADEME propose de considérer d’emblée un véhicule-type :

  • thermique (ou éventuellement électrique ou hydrogène)
  • au design attractif pour la population ciblée (recours au design UX par exemple)
  • au prix de vente bon marché pour la population ciblée[2]
  • accessible aux handicapés
  • aides à la conduite
  • adapté aux usages quotidiens (travail, loisirs, etc.)
  • aux équipements et organes constitutifs modulaires, robustes et facilement réparables et maintenables
  • dont le poids à vide cible est fixé à un maximum de 500 kg[3]
  • dont la consommation énergétique unitaire est fixée à un maximum de 1 à 2L/100[4] km
  • faiblement émetteur de GES[5] (au minimum inférieur à 55 gCO2/km)
  • fabriqué en France
  • au coût de maintenance et de réparation bon marché pour la population ciblée dans des garages indépendants ou des centres techniques de proximité
  • facilement recyclable en fin de vie
  • mis en auto partage, il permetrait de ne payer que l’usage

[2] En 2017, la voiture moyenne achetée par les Français coûtait 26 717€ (Source : L’Argus).

[3] En 2017, la voiture moyenne achetée par les Français atteignait 1 262 kg (Source : L’Argus).

[4] En 2017, la voiture moyenne achetée par les Français en 2017 consommait 4,2L / 100 km (Diesel) et 5,1L / 100 km (Essence) (Source : http://carlabelling.ademe.fr/chiffrescles/r/evolutionConsoMoyenne).

[5] En 2017, la voiture moyenne achetée par les Français émettait 111 kgCO2 sur le cycle NEDC (Source : http://carlabelling.ademe.fr/chiffrescles/r/evolutionTauxCo2).

Partenariats recherchés

Pour porter et relever ce défi, l’entreprise devra se doter de l’expérience et de l’expertise technique d’un ensemble d’acteurs de la filière automobile en France (constructeurs, équipementiers, etc.). Des compétences en design UX et en écoconception seront également utiles pour proposer un produit innovant adapté aux besoins et aux attentes de la population ciblée.

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